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EVEIL
Dix-huit mois à peine et déjà
Malicieuse, espiègle et mutine... Que peut-il bien se passer là, Dans cette cervelle enfantine ? Derrière ce pur et calme front Comme une aube qui vient d'éclore, Quels rêves se font et défont, S'effaçant pour renaître encore ? Je suis l'éveil de ce cerveau
Pétillant comme bois qui brûle A l'entrée d'un monde nouveau Dont chaque jour plus loin recule La borne et le mystérieux. Ses étonnements sont sans nombre Et cependant dans ses grans yeux C'est rarement que passe une ombre ! Enfant qui balbuties encor,
Mais saisis le sens des paroles, Fillette au souple et svelte coprs, Qu'un sourire enchante ou console, Tandis que sous le poids croissant D'hier, en nous tout agonise, Tu montes, fraîche comme un chant, Vers l'avenir gros de surprises... E. Armand
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