Chronologies  

Une page d'histoire locale

Migennes qui passe très bien la 1ère partie de la guerre ainsi que les premières années d'occupation subit dans les dernières semaines de celle-ci une dure épreuve.

Du 25 juin 1944 au 11 août la ville et les installations ferroviaires subirent 17 attaques aériennes dont 5 raids importants.

25/06/1944 - 72 quadrimoteurs en 2 vagues bombardent le pont sur l'Yonne et détruisent le quartier du port. 12 morts, 20 blessés.
30/06/1944 - Durant 1 heure, la RAF bombarde et mitraille le faisceau de Préblin. Les explosions dureront toute la nuit.
09/07/1944 - Mitraillage du dépôt.
10/07/1944 - Mitraillage du dépôt.
13/07/1944 - Bombardement du dépôt. Les 2 cafés rue H. Surier sont touchés.
14/07/1944 - Mitraillage.
15/07/1944 - Mitraillage.
17/07/1944 - Bombardement du pont sur l'Yonne.
27/07/1944 - Mitraillage et attaque par fusées. Incendie de wagons.
28/07/1944 - Mitraillage et attaque par fusées. Incendie de wagons.
31/07/1944 - 3 bimoteurs en pique jalonnent la cible. 200 quadrimoteurs formant une nappe de 1.000/1.500 mètres larguent en 2 à 3 minutes 1.200 bombes de 250 kg à 2 tonnes, certaines à retardement. Les éclatements s'échelonneront sur plusieurs jours. Les installations ferroviaires sont pratiquement neutralisées. Une voie de passage sera rétablie plusieurs jours après. 340 maisons sont anéanties, 230 maisons touchées sérieusement, 900 familles représentant 3.000 personnes sont sinistrées.
03/08/1944 - Bombardement du pont sur l'Yonne.
06/08/1944 - Mitraillage des installations ferroviaires.
08/08/1944 - 36 bombardiers attaquent le pont et mitraillent le triage.
09/08/1944 - Bombardement de la gare.
10/08/1944 - Mitraillage et envoi de fusées sur les installations ferroviaires.
11/08/1944 - Mitraillage par 3 chasseurs.

Enfin, dans la soirée du 22 août, le groupe FTP "Bourgogne" descendant de la Forêt d'Othe et la section migennoise du groupement jovinien FFI " Bayard" venant de la Ferté-Loupière (La-Fosse-Simon) font leur entrée dans Migennes. Une partie importante du département est à ce jour libérée. Les heures tragiques de la ville sont maintenant passées. Des combats locaux n'en continueront pas moins dans les jours suivants.

Migennes ne connaîtra plus de bombardements de la libération à la fin de la guerre.

Une douloureuse page d'histoire locale est tournée.
(récapitulatif des évènements par R Brissat aidé de ses camarades pour les détails)

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