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Les cadets du rail - Ouvrage de J Blanchet, L Berton et Brissat - Ed Groupe de Recherche sur l'Histoire de Migennes

Les cadets du rail
La Bourgogne dans la seconde guerre mondiale - J Canaud et JF Bazin - Ed Ouest-France
La Bourgogne dans la
seconde guerre mondiale
De la vapeur au TGV - Ed Les Cheminots philatélistes de Laroche-Migennes et de l'Yonne

De la vapeur au TGV
La bataille du rail à Laroche-Migennes - A Vincent - Editions de l'Armançon
La bataille du rail à
Laroche-Migennes
Mémoire en images : Migennes - A Vincent - Ed Alan Sutton
Mémoire en images :
Migennes

Extrait de "La Bourgogne dans la 2ème guerre mondiale" :

"Le 31 juillet 1944, c'est au tour de Laroche-Migennes, dans I'Yonne, de subir un violent bombardement. Les installations ferroviaires de cette cité sont les plus importantes de la Bourgogne avec notamment le 3e dépôt français pour les locomotives. Une moyenne de 1500 cheminots travaillent et habitent dans cette ville qui a déjà été bombardée le 25 juin par des projectiles semblables à ceux qui tomberont sur Nevers, des bombes de 227 kilos. Le pont sur I'Yonne est détruit, mais pas totalement, et les Allemands par des manoeuvres astucieuses continuent à faire passer des trains par l'unique voie qui subsiste, les cinq autres étant inutilisables. La ville est à nouveau bombardée le 30 juin, en particulier la gare de triage, entraînant la destruction d'un train de munitions allemand. Le 13 juillet le dépôt est encore bombardé ainsi que les maisons voisines et des cafés qui servent de rendez-vous aux cheminots résistants, comme les cafés Thabourin ou Gaillard. Mais le bombarde- ment du 31 juillet est le plus destructeur, avec l'anéantissement presque total des installations ferroviaires, ateliers, rotondes, matériel roulant, etc. Heureusement une grande partie de la population a déjà fui la ville, mais de nombreuses victimes sont ensevelies sous les décombres. Près de la moitié de la ville est détruite, et les cheminots français ne sont plus utilisés, sous la direction des Banhofs allemands qu'à déblayer les voies. Ils se mettent d'ailleurs en grève générale, le 18 août.

Pourquoi ces bombardements ? La question sera souvent posée, aussi bien pour celui de Nevers, le 17 juillet, que pour celui de Laroche-Migennes, le 31 juillet. Pourquoi avoir bombardé Nevers en pleine nuit, ce qui ne pouvait que diminuer considérablement la précision et pourquoi la R.A.F. a-t-elle utilisé un nombre si considérable d'appareils -108 bombardiers du Bomber Command- ce qui semblait disproportionné par rapport à l'objectif visé ? Pour Laroche-Migennes où le bombardement eut lieu vers 20 heures, les questions sont différentes, mais aussi difficiles à résoudre. Pourquoi un bombardement dans l'axe nord-sud, de Laroche-Saint-Cydroine à Bonnard- Bassou alors que les installations ferroviaires visées se trouvent à Migennes dans un axe ouest-est ?

Le nombre total des victimes des bombardements alliés en Bourgogne, pour le seul mois de juillet 1944 est impressionnant. Le 14 juillet, alors que de nombreux parachutages tricolores apportent aux maquis du Morvan ou du Mâconnais des tonnes d'armes et de munitions, un violent bombardement détruit un train allemand, transportant des chars d'assaut et stationné dans l'extrême nord de notre région, vers la petite gare de Champigny-sur-Yonne. Au moment du bombardement, un autre train, de voyageurs celui-ci, entre en gare de Champigny. On compte une quarantaine de morts et environ le double de blessés."

"La Bourgogne dans la 2ème guerre mondiale" de Jacques Canaud et Jean-François Bazin - Ed Ouest-France - © Ouest-France 1986