Georges Jacob 
Biographie


Georges Jacob, fils d‘Etienne Jacob (1705-1755) et de Françoise Jacob (née Beaujean), est né à Cheny le 6 juillet 1739.
A la mort de son père, préférant la sculpture sur bois au travail de la terre, il décide de monter à Paris. Suivent six années d’apprentissage chez un maître ébéniste et trois ans de compagnonnage. C’est le 4 septembre 1765 qu’il présente son chef-d’oeuvre de maîtrise, un petit siège (haut de 34 cm sur 22 de large) en bois doré et est reçu “maître menuisier ébéniste de la Ville et Faubourgs de Paris”.

L'estampille Georges Jacob

Estampille

En fait cette estampille est la seconde de Georges Jacob : la première portait une fleur de lys entre le G et le I. La fleur de lys a été limée à la Révolution.A compter de 1813 et jusqu'en 1825, son fils François Jacob-Desmalter utilisera cette estampille après avoir supprimé le G. Ensuite, c'est le petit-fils de Georges Jacob, Alphonse Jacob-Desmalter qui l'utilisera de 1825 à 1847 (année à laquelle il quitta l'ébénisterie pour l'architecture) après avoir transformé de I en J

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En 1767 il se marie à Jeanne Loyer et en 1775 il s’installe rue Meslée (vers la rue Saint-Martin) en créant son atelier et non en reprenant la suite d’un ébéniste quittant la profession ou en épousant une veuve d'ébéniste.
Dès 1773 il reçoit des commandes des princes et de la cour, ce qui lui vaut quelques titres :
- En 1781 : “menuisier ordinaire de Monsieur” (frère de Louis XVI)
- En 1784 il fait partie des “fournisseurs des Menus Plaisirs“
- Plus tard il est désigné comme “menuisier et fournisseur des meubles du Roy”.
Ensuite vient la Révolution ; grâce à son amitié avec le peintre David, alors député, et la fourniture gracieuse (un “don patriotique”) de 500 bois de fusils, il traversera la période sans encombre pour quelqu’un qui travaillait pour la cour (avec toutefois de nombreuses factures impayées des nobles qui prirent la fuite...).
Il prend sa retraite en 1796 après avoir cédé son fonds de commerce à ses deux fils aînés (il avait trois fils et deux filles).

Les fils aînés de Georges Jacob
Georges II Jacob (1768-1803) Il travaille très tôt avec son père et son frère François avec qui il reprendra l'affaire en 1796 (il s'occupera surtout de l'administratif). Il meurt en 1803 et c'est son père, Georges Jacob qui prendra sa suite.
François Honoré Georges Jacob (1770-1841) Il a ajouté le patronyme Desmalter à son nom (en souvenir d'une terre de ses aïeux "Les Malterres" à Cheny. En 1803, à la mort de son frère Georges II Jacob, il créé une nouvelle entreprise qui s'appellera Jacob Desmalter & Cie.

L'entreprise Jacob Frères est florissante. Le travail est remarqué grâce à l'utilisation de bois comme l'acajou, l'ébène et l'if des Indes ainsi qu'à des formes plus rondes que dans le style Directoire.
Quelques clients célèbres : Joséphine Bonaparte, Mme Récamier, Cambacérès et, en 1800, le Premier Consul leur commande tous les meubles de Malmaison et des Tuileries.

En 1803 décède Georges II Jacob. La société Jacob Frères compte 322 ouvriers, 11 contremaîtres et 9 apprentis. Georges Jacob revient travailler avec François Jacob.
La Société Jacob-Desmalter et Cie est fondée. Cette entreprise sera très active pendant tout l'Empire. En 1813 les retards de paiement de l'Etat et la crise économique mettent la Société Jacob-Desmalter et Cie en faillite.
Georges Jacob, caution pour l'entreprise est ruiné. A 74 ans il se retire.
Napoléon, à qui il est présenté, lui promet de l'aider, mais Georges Jacob meurt le 5 juillet 1814.
Il est enterré à Paris, dans le cimetière de l'Eglise Sainte-Marguerite.

Le nom des Jacob ne s'éteindra pas avec la mort de Georges Jacob : François-Honoré sera remis à la tête de son entreprise en février 1815. Début janvier 1825 et jusqu'en 1847, Alphonse Jacob-Desmalter repris le flambeau et perpétua la lignée des Jacob ébénistes.

Henri Jacob
Henri Jacob est devenu maître menuisier-ébéniste en 1779. Deux versions différentes sont proposées quant à son histoire. La première version le présente comme un cousin germain de la famille Jacob ayant utilisé l'estampille Jacob pour aider sa renommée. Une autre version, plus probable et commentée par H. Lefuel dit qu'Henri Jacob était un simple homonyme jouant sur la ressemblance des deux noms (la cour s'y laissa prendre) ; il a été jusqu'à installer ses ateliers près de ceux de la famille Jacob et fit paraître une annonce publicitaire au nom de Jacob, sans indication du prénom. Son estampille :

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