Georges Jacob
(1739-1814)

          Georges Jacob, fils d‘Etienne Jacob (1705-1755) et de Françoise Jacob (née Beaujean), est né à Cheny le 6 juillet 1739.
A la mort de son père, préférant la sculpture sur bois au travail de la terre, il décide de quitter la Bourgogne pour Paris. Suivent six années d’apprentissage chez un maître ébéniste et trois ans de compagnonnage.
          C’est le 4 septembre 1765 qu’il présente son chef-d’œuvre de maîtrise, un petit siège en bois doré et est reçu “maître menuisier ébéniste de la Ville et Faubourgs de Paris”.
          En 1767 il se marie à Jeanne Loyer (ils eurent cinq enfants) et en 1775 il s’installe rue Meslée (vers la rue Saint-Martin) en créant son atelier et non en reprenant la suite d’un ébéniste quittant la profession ou en épousant une veuve d'ébéniste, comme c'était la coutume.
          Dès 1773 il reçoit des commandes des princes et de la cour, ce qui lui vaut des titres prestigieux : menuisier ordinaire de Monsieur” (frère de Louis XVI), fournisseur des Menus Plaisirs et, plus tard il est désigné comme menuisier et fournisseur des meubles du Roy.
          Ensuite vient la Révolution et ses titres si glorieux hier deviennent son principal handicap ; grâce à son amitié avec le peintre David, alors député, et la fourniture gracieuse (un don patriotique) de 500 bois de fusils, il traversera la période en ayant la vie sauve ; il a ensuite été arrêté deux fois (c'est sans doute la chute de Robespierre et la fin de la terreur le 8 thermidor an II (26 juillet 1794) qui a sauvé sa tête).
          Il prend sa retraite en 1796 après avoir cédé son fonds de commerce à ses deux fils aînés : Georges II (dit Georges l'Aîné) et François-Honoré-Georges.
          L'entreprise Jacob Frères est florissante. Le travail est remarqué grâce à l'utilisation de bois comme l'acajou, l'ébène et l'if des Indes ainsi qu'à des formes plus rondes que dans le style Directoire. Elle accumule les client célèbres (Joséphine Bonaparte, Mme Récamier, Cambacérès et, en 1800, le Premier Consul leur commande tous les meubles de Malmaison et des Tuileries).
          En 1803 décède Georges II Jacob. La société Jacob Frères compte 322 ouvriers, 11 contremaîtres et 9 apprentis. Georges Jacob revient travailler avec François-Honoré.
          François-Honoré Georges a ajouté le patronyme Desmalter à son nom (en souvenir des "Malterres" à Cheny). La Société Jacob-Desmalter et Cie est fondée. Cette entreprise sera très active pendant tout l'Empire. En 1813 les retards de paiement de l'Etat et la crise économique mettent la Société Jacob-Desmalter et Cie en faillite.
          Georges Jacob, caution pour l'entreprise est ruiné. A 74 ans il se retire. Napoléon, à qui il est présenté, lui promet de l'aider. Georges Jacob meurt le 5 juillet 1814. On a cru longtemps que sa tombe était dans le cimetière de l'Eglise Sainte-Marguerite, à Paris, mais c'est en fait celle de Georges II Jacob.
          François-Honoré sera remis à la tête de son entreprise en février 1815. Début janvier 1825, l'entreprise sera cédée à Alphonse Jacob-Desmalter, fils de François-Honoré. L'entreprise sera vendue en 1847.
          Georges Jacob aura fondé une dynastie de menuisiers-ébénistes de 1765 à 1847, de Louis XV à Louis-Philippe, marquant son passage pendant plus de 80 ans.
Cheny mon village

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