Georges-Alphonse Jacob-Desmalter
(1799-1870)

Portrait de Georges-Alphonse Jacob-Desmalter

Né à Paris, le 7 ventôse an VII ; mort à Le Mée (77), le 7 juin 1870.
Fils du menuisier-ébéniste François-Honoré-Georges Jacob-Desmalter et d'Adélaïde-Anne Lignereux.
Marié en 1832 à Hortense Ballu (1815-1896).
Ils eurent trois filles : Marie (1835-1869), Louise (1839-1927) et Hélène (1842-1886).
Elève de l'architecte Percier, il fit d'abord de la décoration chez son père auquel il succéda.
En 1847, il céda sa maison de commerce à Janselme.

Hortense Ballu - Hortense Haudebourt-Lescot - 1832 Hortense Ballu - Hortense Haudebourt-Lescot - 1832
Hortense Ballu (1832)
Hortense Haudebourt-Lescot
(Musée du Louvre - Paris)
Les trois filles de
Georges-Alphonse et Hortense
François Léon Benouville (1848)
(Musée du Louvre - Paris)

          En 1862, Henri Rouart épousa Hélène Jacob-Desmalter, descendante d’une très haute lignée d’ébénistes. Son arrière- grand-père, Georges Jacob, avait été un des créateurs du style Louis XVI, puis de celui du Directoire, son grand-père François- Honoré Jacob-Desmalter fut l’ébéniste de Napoléon réalisant les plus beaux meubles de l’Empire, une orgie d’acajou, d’incrustations d’or, de bronze, d’ébène. En 1813, après la retraite de Russie et les défaites en Europe, Napoléon fut dans l’impossibilité de payer ses dettes, et l’entreprise Jacob- Desmalter employant 332 ouvriers fit faillite, mais François- Honoré parvint à la remettre en selle avec l’aide des Bourbons en développant cette fois le style Restauration.
          Le propre père d’Hélène, Georges-Alphonse, fut naturellement ébéniste, pour Louis-Philippe, jusqu’en 1847. Mais l’heure était au bon marché, à l’industrialisation du meuble, aux ensembles type salle à manger Henri II, Louis XV ou Louis XVI. L’ébénisterie d’art, telle qu’elle existait jusque-là, était condamnée. Le père d’Hélène décida de vendre son entreprise et de mettre fin à la célèbre maison Jacob-Desmalter. Il se consacra à l’architecture, au dessin, et partit pour un long voyage en Italie avec sa femme et ses trois filles, séjournant deux ans dans le pays pour admirer les chefs d’œuvre de la Renaissance. Puis il construisit une grande maison au Mée près de Melun où des jardins à l’italienne.
          Peut-être est-ce dans ce nord de la Seine-et-Marne aux couleurs si douces, non loin du château de Vaux-le-Vicomte, qu’Henri Rouart fit la connaissance d’Hélène Jacob-Desmalter. Les deux familles y avaient leur maison. Liées l’une et l’autre à l’Empire, elles appartenaient à des milieux comparables, non aristocratiques. En d’autres temps, Hélène Jacob-Desmalter eût épousé un futur ébéniste, puisque la corporation pratiquait volontiers le mariage « endogame ». La fin de l’ébénisterie d’art orienta son destin ailleurs.
          C’est donc dans une grande famille d’artistes qu’Henri Rouart prit femme, un monde où l’exigence de perfection était une tradition. À vingt ans en 1862, Hélène avec ses chevaux blond vénitien, introduisait la rousseur dans la lignée Rouart ; le visage pointu, le nez en bec d’aigle sur le tard, d’après Degas, la taille bien prise, ne cédant pas à l’embonpoint féminin de l’époque, elle avait de l’allure, de l’élégance de maintien et de gestes, aimait lire, ne manquait certainement ni de goût, ni de culture, et fut ardemment aimée (et peinte !) par Henri.
David Haziot - Le roman des Rouart: Une famille de collectionneurs

Henri Rouart a souvent repésenté sa femme Hélène dans ses tableaux Henri Rouart a souvent repésenté sa femme Hélène dans ses tableaux Henri Rouart a souvent repésenté sa femme Hélène dans ses tableaux
Henri Rouart a souvent repésenté sa femme Hélène dans ses tableaux (Musée Marmottan)

Au Père Lachaise

Sépulture d'Henri Rouart et de son épouse Hélène Jacob-Desmalter

Eugène Guillaume (académicien français) et de son épouse Marie Jacob-Desmalter

(cimetière du Père Lachaise - Paris - 67ème division)

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