Laroche dans le Figaro (1868) et l'Humanité (1938)

Le Figaro

Voici la copie exacte d'un curieux arrêt émanant de M. Chantemitte ou Chattemite, maire de Laroche-Saint-Cydroine. Je ne sache pas que M. le préfet de l'Yonne ait blâmé ce fonctionnaire pour avoir fait crier et placarder l'arrêt en question dans la ville qu'il administre.

EXTRAIT de l'Arrêté préfectoral du 31 décembre 1866, pour les auberges, cafés, cabarets, billards, débits de boissons.

MAIRIE
DE
LAROCHE-SAINT-CYDROINE

(Yonne)

ART. 5 § 2 - Défense de donner à boire aux personnes notoirement connues pour s'adonner à l'ivrognerie. Toute contravention à ce paragraphe de l'art. 5 sera sévèrement poursuivie. Principalement aux sieurs :

R. Théophile ;
V. père
R. , dit R. ;
R. fils, maçon ;
P. Benjamin,
Et M. Eugène.
Pour extrait conforme,
Laroche, 12 sept. 1867.
Le maire

Que M. le maire fasse fermer les cabarets aux buveurs intempérants, c'est peutêtre son droit. Mais afficher des noms, désigner des citoyens au mépris public, frapper dans quelques-uns de leurs membres des familles entières, semer entre les rieurs et les victimes des motifs de colère et de rixes, faire éclore les haines de Capulets et de Montaigus en sabots, dans une petite ville dont le seul tort est d'aimer le bourgogne

Qui met la belle humeur
Au cœur,
n'est-ce pas se mettre par trop carrément au-dessus de la loi ?

Le Figaro – Samedi 7 novembre 1868

L'Humanité

Socialistes et communistes de La Roche-Saint-Cydroine (Yonne) créent leur section unique

Les adhérents du Parti socialiste S.F.I.O. et du Parti communiste français de Laroche-Saint-Cydroine (Yonne), sur appel d'un groupe d'adhérents des deux partis, se sont réunis en commun le 31 mars 1938 et, à l'unanimité ont voté une résolution dont nous extrayons les passages suivants :
Après avoir discuté fraternellement des graves problèmes qui se posent devant la classe ouvrière, les socialistes et les communistes de Laroche-Saint-Cydroine décident de former une section unique et de faire appel aux nombreux sympathisants pour venir renforcer cette organisation.
Ils constatent que les derniers obstacles à l'unité ont été franchis par l'acceptation par les communistes des dernières conditions posées par le congrès socialiste de Marseille en juillet 1937 et demandent à tous leurs camarades des deux partis d’imiter leur geste en réalisant l'unité loyalement, sans arrière-pensée : le salut est à cette condition.
Ajoutons que la section unifiée comprenait, le 31 mars, trente adhérents ; le 2 avril, elle en comptait cinquante. En trois jours, vingt sympathisants avaient donné leur adhésion.

L'Humanité – Samedi 16 avril 1938

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