Délits ruraux : Ordonnances contre les chiens

                Des ordonnances diverses existaient pour garantir les propriétés contre les dégâts qui pouvaient y être causés par les animaux qui s’y introduisaient. Une des mesures les plus caractéristiques est celle qui fut prise contre les chiens qui, s'ils eurent toujours des amis, eurent toujours des détracteurs.
                En 1458, il était enjoint par la justice de Tharoiseau, à peine de sept sous d’amende, à tous les habitants dudit lieu ayant chiens, de leur mettre au col un landon de bois de trois pieds de long.
                Cette mesure fut reprise en 1733 par le bailli de Nailly « pour les empêcher d’entrer dans les vignes manger le peu de fruits qui s'y trouvent ». L’amende est de trois livres.
                Puis jugée utile sans doute, elle fut adoptée par la maîtrise des eaux et forets de Sens en 1735. Le billot dut avoir deux pieds de long, six pouces de tour, et l'amende fut fixée au chiffre assez élevé de cinquante livres, ce qui tendrait à prouver qu’il y eut des récalcitrants.

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